Au-delà de l'examen, une question mérite d'être posée.
Quelle place le ministère souhaite-t-il réellement donner à ses attachés principaux ?
Depuis plusieurs années, les missions confiées aux attachés évoluent profondément. Les fonctions d'encadrement se développent, les responsabilités se renforcent, les réorganisations se multiplient et les cadres de notre pôle ministériel sont appelés à piloter des projets toujours plus complexes. Dans ce contexte, accéder au grade d'attaché principal ne doit pas être considéré comme l'aboutissement d'un parcours administratif.
Ce grade doit correspondre à une véritable reconnaissance des compétences, de l'expertise acquise et de la capacité à exercer des responsabilités accrues.
Or beaucoup d'attachés constatent encore un décalage entre le niveau de qualification attendu et les perspectives offertes après la réussite à l'examen professionnel. Les possibilités d'évolution restent étroitement liées aux postes disponibles, aux restructurations des services et aux arbitrages budgétaires.
Cette situation interroge.
Comment renforcer l'attractivité du corps des attachés si les perspectives d'évolution demeurent aussi limitées ?
Comment encourager les agents à préparer un examen particulièrement exigeant si les responsabilités supplémentaires ne s'accompagnent pas toujours d'une véritable reconnaissance professionnelle ?
Pour le SNP2E-FO, la promotion interne constitue un investissement pour le ministère. Les attachés qui réussissent l'examen professionnel apportent une expérience reconnue, une connaissance approfondie des politiques publiques et une capacité d'encadrement acquise au fil des années.
Le ministère doit pleinement s'appuyer sur ces compétences.
Cela suppose de développer les parcours vers des fonctions d'encadrement supérieur, de faciliter les mobilités fonctionnelles, d'assurer une meilleure valorisation indemnitaire des responsabilités exercées et d'offrir de véritables perspectives d'évolution.
L'attractivité du corps des attachés ne se construira pas uniquement par de nouvelles procédures de recrutement. Elle dépendra aussi de la capacité du ministère à reconnaître et à fidéliser les compétences de ses propres cadres.
Réussir un examen professionnel ne doit pas être une fin en soi. Pour les attachés, cela doit ouvrir de nouvelles responsabilités, de nouvelles perspectives et une reconnaissance à la hauteur de leur engagement. C'est cette ambition que le SNP2E-FO continuera de défendre.
